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Issigeac, aux confins de la Dordogne et du Lot-et-Garonne, est une cité médiévale qui fait exception au milieu des bastides avoisinantes fondées au XIII° siècle. Le village d’Issigeac est beaucoup plus ancien. Le site a accueilli d’importants thermes gallo-romains puis un monastère mérovingien. Le seigneur d’Issigeac possédait pouvoirs spirituel et temporel. Une assemblée de prud’hommes et un bailli représentaient les habitants du bourg.

La plus ancienne citation d’Issigeac figure sur un « rouleau des morts » daté de 1008 stipulant que les reliques de Saint Félicien et Saint Sacerdos » se trouvaient dans la cité.
Issigeac était un bourg à coutumes. Celles-ci définissait les droits et les devoirs des habitants. C’était donc la loi. D’abord orales, elle furent transcrites en 1298.

En 1317 les évêques de Sarlat sollicitèrent du pape la seigneurie d’Issigeac, qui leur fut accordée à la mort du doyen.
Malgré ses importants remparts le bourg fut détruit, deux fois. Une première fois en 1300 par le Seigneur de Bergerac, Renaud de Pons. Une seconde fois en 1437 par les Soudards de Charles VII, commandés par Rodriguez de Villandrando. L’église et le village furent reconstruits. Les bases des maisons de pierre sont pour nombre d’entre elles du XIII° siècle et les parties supérieures sont XV° siècle.

Dans le sous-sol de la ville se trouvent les fondations d’importants thermes romains et des dizaines de tombes mérovingiennes. N’hésitez pas à profiter d’une visite guidée pour vous les faire indiquer. : http://www.issigeac.fr/histoire/

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  Maisons en pans de bois

Les toitures tantôt agenaises (tuiles canal) tantôt périgourdines (à la française) ou bien à la Mansard (brisis et terrasson) sont un des charmes d’Issigeac. La maison en pans de bois est un travail de charpentier sur un premier niveau de pierre. L’assemblage des bois verticaux (poteaux) et horizontaux (sablières) est comblé par un torchis, des bricous ou de la pier-raille. La stricte façade s’anime avec des croix de St André (en X).

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Palais des évêques

En 1358, l’évêque de Sarlat devenu doyen, seigneur spirituel et temporel d’Issigeac, fait de cette ville sa résidence ordinaire. L’un de ses successeurs, François II de Salignac Fénelon, y fait construire un palais épiscopal vers 1660. Cet édifice possède les traits caractéristiques de l’architecture classique française : sobriété, symétrie, ordre et clarté.

De plan rectangulaire, il comporte un corps de logis entouré de deux pavillons qui se distinguent par une surélévation des murs et des charpentes à la française. Chaque aile est accolée d’une tourelle cylindrique en briques et pierres couverte d’un dôme enflé en tuiles plates.

Ce bâtiment a pour décoration, au niveau du premier étage, deux frises plates en léger relief entre lesquelles sont sculptées des croix accompagnées d’un petit écusson. Auparavant, une tour munie d’un escalier surplombait le logis dans la cour. Elle a été remplacée par un escalier desservant le premier niveau de la demeure.

Au sous-sol, les anciennes cuisines et communs voûtés en plein cintre accueillent maintenant le syndicat d’initiative. Les murs y sont percés d’anciennes archères munies de bouches à feu. : http://visites.aquitaine.fr/

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L’église St Félicien

Après le sac d’Issigeac en 1437, l’église fut reconstruite par l’évêque de Sarlat dont les armes figurent sous le porche et sur nombre des piliers. C’est un gothique finissant rare en Périgord, dénaturé par la restauration de 1871. Elle est classée ainsi que les grandes statues de bois polychromé du XVII° siècle. Tous les vitraux datent de la restauration de 1871. Les trois lancettes du chœur sont consacrées à l’histoire du suaire de l’abbaye de Cadouin. Celui-ci est représenté dans la partie basse du vitrail central. http://www.issigeac.fr/histoire/

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